Les dérives du Féminisme


Intriguée par le titre du livre de Jean Gabard, “Les féminisme et ses dérives : du mâle dominant au père contesté”, je décide d’approcher son auteur. Un feeling, en tant que femme et maman, qui me dit : “Vas-y, cet homme a des choses intéressantes à nous transmettre”.

Jean Gabard : il n’a écrit qu’un livre, mais quel livre! En France, certaines de ses conférences sont annulées. Pourquoi? Sans doute suite à certains groupes de pression. En Belgique, l’année passée en octobre, sa présence au colloque international “Paroles d’Hommes” a soulevé pas mal de tollé. En y regardant de plus près, une question a été posée à la Ministre  de la Région Bruxelloise, Madame Grouwels, sur le financement de cette conférence. L’argent, toujours l’argent!

Malgré cette opposition,  je décide d’inviter et de maintenir la rencontre avec Jean. D’emblée, je suis conquise par le personnage. Jean est tout à fait différent de l’image que j’avais de lui. Homme calme, posé, clair, assez réservé. Même pas un réactionnaire comme certains voudraient le faire croire.  Bien sûr, il a, à son passif, son manque d’expertise reconnue par un diplôme. Ce n’est pas un sociologue, ni un psychologue, ni un pédiatre. C’est tout simplement un homme, avec un coeur ouvert aux autres, qui s’intéresse à l’avenir de son prochain et donc aux enfants. Bien sûr qu’il s’intéresse aux enfants puiqu’il est lui-même prof. Prof de géo et histoire dans une école française de tout haut niveau. Prof, cela veut dire à l’écoute !

Un cas particulier, un homme qui s’intéresse tellement aux femmes (heureusement pour lui!) qu’il va même étudier le féminisme et son histoire! Ne serait-il pas un peu kamikaze? Est-ce un réactionnaire, un contestataire? Pour l’instant, il est plutôt.. contesté. Son message pourrait déranger! Qui? en tout cas, pas moi! Même si je suis une femme, je ne suis pas tombée dans le panneau du féminisme. Je revendique la complémentarité, la différence et non l’égalité!

Je revendique une société juste, qui donne sa chance à chacun. Une société qui permette à l’individu de s’épanouir et de réaliser ce qu’il veut vraiment. Une société qui prône la liberté, le droit à la différence. Une société qui arrête de juger. Une société tolérante!

Le Mess, un mercredi soir de printemps…. Une trentaine de personnes présentes pour écouter le discours de Jean Gabard.  Une ambiance d’emblée amicale. Une verre de champagne à la fraise détend l’atmosphère. Jean Gabard boit-il souvent du champagne à la fraise avant de s’adresser à son public? Certainement pas!

Retour en arrière, l’histoire du féminisme. La femme toute-puissante qui est la créatrice.  L’homme qui, à un certain moment, fera le lien entre “accouplement” et naissance d’un enfant neuf mois plus tard.  Parfois caricatural, le message qu’il nous fait passer est plein de bons sens. Les enfants  ont de moins en moins de repères. Qui représente l’autorité à la maison? Ou même dans d’autres lieux?

Son exemple du gamin qui joue avec l’interrupteur m’interpelle. Ayant moi-même deux garçons et une fille, je constate au quotidien le différence entre les deux sexes. Revenons à l’interrupteur. Classique, personne ne réagit au départ. La papa , s’il réagit, sera perçu comme l’homme autoritaire,  donc pas envie d’intervenir. La maman, pas envie non plus. Dans la plupart des cas, c’est la maman qui finalement se fâchera.  Et Jean Gabard ” Lorsque l’enfant arrête et écoute sa maman, il n’a pas intégré la loi. Il obéit car il a peur de perdre l’amour de sa maman. D’ailleurs, regardez la tête de votre fiston à ce moment”. Cette réflexion me fera ouvrir les yeux. C’est vrai. L’auteur contine sur sa lancée ” Si ce gamin obéit dans le cadre d’un chantage affectif, cela fonctionne bien jusque… la fin de son enfance. Là, adolescent, il devra intégrer les lois régissant la vie en société…et il se fiche du chantage affectif. Et c’est trop tard! Beaucoup trop tard!

Constat pessismiste. que nous reste-t-il à faire? En tant qu’adulte et parent responsable, doit-on aller jusque la catastrophe, se prendre la tête contre le mur pour réagir?  Cete absence de repères est à l’origine de dérives, comme nous les avons connues dans les années 30 avec Hitler et d’autres….

Une soirée riche en réflexions et en prise de conscience. Un Jean Gabard étonnant, pas du tout réactionnaire et des participants tous très impliqués et concernés par ce message….Des participants heureux d’échanger dans la convivialité!

J’espère que cette soirée aura des répercussions et qu’elle suscitera une prise de conscience. Une goutte d’eau plus une goutte d’eau, c’est comme cela que l’on fait les grandes rivières!


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